Le Sine Saloum prend son nom du fleuve Saloum et de son principal affluent, le Sine. Elle abritait jadis les royaumes sérères du Sine et du Saloum.

Le Delta du Saloum est l’une des régions les plus étonnantes, belles et sauvages du Sénégal, classée Réserve Mondiale de la Biosphère. A la rencontre de la faune sauvage, des populations locales et d’une nature protégée et très riche en biodiversité, cet écosystème unique offre des paysages splendides et singuliers, à découvrir au fil de l’eau et des navigations en pirogue, le moyen de transport traditionnel local.

Le Sine-Saloum, qui comprend les régions de Fatick, Kaolack et Kafrine, détient un potentiel touristique énorme, eu égard à la variété de l'offre. Les touristes y savourent les délices de différentes formes touristiques. Pleins feux sur une destination irrésistible... « Notre offre tourne autour de la beauté du Delta du Sine-Saloum classé patrimoine mondial de l'UNESCO. Nous faisons partie du club des plus belles baies du monde. Nous pouvons offrir aux touristes la pêche sportive, la chasse, le tourisme de découverte, le tourisme balnéaire », se plaît à souligner Issa Barro, le président du Syndicat d'initiative du Sine-Saloum. Entre terre et mer, poursuit-il, nous avons une merveille qui est constituée d'îles de coquillages, d'îles aux oiseaux, et d'îles habitées par les populations. La zone est riche de sa diversité culturelle avec les Sèrères, Mandingues, Diolas, Peulhs et une communauté du Burkina Faso.

« Autour du Delta du Saloum qui fait 500 000 ha, nous avons 2 000 lits répartis entre hôtels, campements, et auberges. Nous avons les produits et la capacité d'accueillir la clientèle », renseigne le président du syndicat d'initiative du Sine-Saloum. Ici, la clientèle est composée à 60 % de Français et le reste est constitué de Belges, d'Espagnols, d'Italiens, d'Américains et d'autres européens.

Les professionnels de la contrée reçoivent également une clientèle qui vient en excursion via Saly Portudal. Dans la foulée, Issa Barro, gérant de l'hôtel Le Caïman établi à Sokone, mentionne aussi la clientèle locale qui vient en VSD (vendredi, samedi, dimanche). Il y a un bateau (16 à 20 personnes) qui fait des mini-croisières de 2 à 3 jours pour découvrir les merveilles du Sine-Saloum. Le président du syndicat d'initiative cite les ballades en calèches, en pirogues, en voitures tout terrain, en canoë kayak, des randonnées à pieds etc.

La mangrove offre une diversité très riche. C'est un des écosystèmes les plus dynamiques en Afrique de l'Ouest. Les touristes, en quête de sensation forte, y trouvent des singes, des mangoustes, mais aussi beaucoup d'oiseaux (flamants, pélicans, hérons, goélands railleurs, etc.), de petits félins. « On est classé 1er site de sternes royales (une variété d'oiseaux). Elles se reproduisent plus ici qu'ailleurs », se réjouit Issa Barro.

Attraction touristique

Responsable d'un campement touristique à Foundiougne, Famara Diamé fait remarquer que le Sine-Saloum devient de plus en plus une destination prisée. « Nous offrons un type de tourisme qui est à la mode, c'est-à-dire qui n'est pas révolue comme le balnéaire. Nous offrons un tourisme de découverte, un tourisme durable », éclaire-t-il. Le balnéaire, c'est la plage, le soleil, un point d'eau. Ce qui permet la pêche, la baignade, le bronzage. Ce jeune homme explique que le Sine-Saloum qui est membre de l'Association des belles baies du monde, détient des atouts au plan du tourisme culturel avec les rites, le folklore, les cérémonies religieuses. Il y a plusieurs manifestations culturelles comme les séances de lutte traditionnelle sans frappe, les soirées de danse et chants traditionnels, les libations, les circoncisions, les baptêmes et mariages très colorés. Et depuis quelques années, des festivals sont organisés. « Il y a autant de motivations que de touristes », mentionne-t-il.

Au Sine-Saloum, les touristes peuvent également découvrir des monuments et plusieurs autres sites. « Dans le Ndoucoumane, il y a les tombeaux, dans le Sine, les maisons princières du Bour Sine et dans les îles, il y a les amas coquilliers, les grosses dunes de coquillages où on enterrait les morts », énumère Famara Diamé.

Autour des îles, il y a la mangrove, la végétation des palétuviers, la découverte des bolongs, les petites voies d'eau entourées par la mangrove. L'avantage de la mangrove, c'est que c'est un milieu calme où les oiseaux peuvent trouver le refuge et la pitance. En outre, ce sont des zones très poissonneuses.

Le Parc national du Delta du Saloum est une attraction touristique avec ses oiseaux et les espèces aquatiques. Au Sine-Saloum, il se développe un tourisme sportif avec l'organisation de marathons, de randonnées pédestres au grand bonheur des touristes. Dans ce sens, Famara Diamé cite le Rallye des îles du Soleil qui enregistre la présence d'une trentaine de voiliers qui viennent visiter le Sine-Saloum.

 

PALMARIN

A Palmarin, la Réserve Naturelle et Communautaire de Palmarin est à découvrir. Créée en 2001 à l’initiative des populations locales, la réserve s’étend sur plus de 10 000 hectares et abrite une grande quantité d’oiseaux, mais aussi des gazelles, des phacochères, des chacals, le loup africain (redécouvert ici il y a peu) et des hyènes tachetées. La Réserve abrite également des sites archéologiques et historiques qui alimentent encore de nombreuses et passionnantes légendes locales .

LES ILES DU SALOUM

Les îles du Saloum ont définitivement un charme unique et une saveur toute particulière à la région. Ici l’on oscille entre terre et mer, et au fil de l’eau se trouvent de vastes forêts, de vastes étendues de palétuviers, où vivent des colonies de moules et d’huîtres. La mangrove, très présente ici, laisse parfois entrevoir des amas artificiels de coquillages fixés à des baobabs centenaires, aussi appelés des amas coquillés, formés et laissés ici par nos ancêtres.

Les îles de Niodiore et Dionewar, facilement accessibles en pirogue, portent la promesse d’une nuit à la belle étoile sous le ciel africain gorgé d’étoiles, une très belle expérience de Robinson. À Mar Lodj, entre arbres centenaires et sérénité, un fromager, un rônier et un caïlcedrat entremêlent leurs troncs depuis un passé lointain. Chacun de ces trois arbres symbolise l’entente entre les trois religions pratiquées sur l’île : l’islam, le christianisme et l’animisme. Chaque religion y est représentée par son lieu de culte, et les habitants de Mar Lodj coulent ici des jours heureux, en toute fraternité.

L’île aux oiseaux est le lieu de prédilection des sternes, mouettes et cormorans qui y nichent chaque année, colonisant ainsi totalement l’île, un spectacle fabuleux !
Au cœur de ces îles se cachent également quelques-unes de nos adresses les plus secrètes et exclusives du pays !

BOLONGS ET FORÊTS

Entre mangroves, bolongs (bras d’eau), forêt d’eucalyptus et vastes étendues de palétuviers à perte de vue, le Saloum jouit d’un écosystème et d’une biodiversité immensément riches. L’embouchure et les îles du Saloum sont classées au patrimoine naturel, notamment le parc faunique et ornithologique du delta du Saloum et plusieurs forêts classées comme la forêt de Fathala. L’accès aux bolongs par la pirogue locale permet une découverte douce et agréable de cet environnement unique où l’eau douce des fleuves et l’eau salée de la mer se marient.

Activités : Balades à pieds, à vélo, à cheval, visite des villages en calèche, navigation en pirogue traditionnelle au cœur du Saloum, kayac, safari en véhicule dans la Réserve de Palmarin, observation des animaux (des centaines d’espèces d’oiseaux, colobes Bai, hyènes, loups africain, chacals, dauphins à bosse, singes verts etc.), artisanat local, farniente.

QUELQUES ÉTAPES INSOLITES

  • La visite la demeure de Diogoye Basile Senghor, père de Léopold Sédar Senghor, à Djilor Djidiack.
  • Le baobab centenaire de Fadial.
  • Mbissel, la première capitale du Royaume du Sine.
  • Le Festival Afrikabok : il tend chaque année son écran gonflable dans le Sine et le Saloum entre le 31 octobre et le 15 novembre (nous consulter pour les dates exactes). Multipliant les escales, la caravane du cinématographe visite la région de Fatick, Foundiougne, Kaolack, s’arrêtant dans les villes et les villages.

COMBIEN DE TEMPS Y CONSACRER ET COMMENT L’INTÉGRER À SON ITINÉRAIRE AU SÉNÉGAL ?

La région du Saloum est vaste et étendue, et pour la visiter en entier il faut compter 6 à 7 nuits sur place. Pour rester du côté de Palmarin et des îles du Saloum proche, 3 à 4 nuits sur place suffisent. Palmarin est situé à environ 150 km au Sud de Dakar. Depuis Palmarin il est ensuite possible de continuer le voyage vers Tambacounda pour rejoindre le Parc National du Niokolo Koba, ou bien de remonter sur Saint Louis via Dakar.

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