qui nourriront la population de la presqu'île du Cap-Vert. Plage qui se transforme aussitôt en un véritable marché, un festival de sons et de couleurs.
C'est l'endroit le plus impressionnant pour observer les pirogues quand elles reviennent vers le rivage autour de 17h00, spécialement quand elles traversent la barre.

Ce bourg s'étire le long d'une immense grève que longe la route, après avoir dépassé sur la gauche quelques cases de paille peules, derniers vestiges du petit port de pêche d'avant 1990. Aujourd'hui, les baraques en parpaings et la multitude de petites boutiques sont à l'image de nombre de villages qui explosent en même temps que la démographie. C'est ici, dans l'un des principaux ports de pêche artisanale du pays, pendant la saison sèche, qu'il faut attendre le retour des pêcheurs, lorsqu'ils se jettent à corps perdu dans l'écume de la barre, véritable muraille liquide entre l'océan et la plage.

Peu avant d'atteindre la barre, les frêles esquifs ralentissent, puis se précipitent avec le maximum de vitesse pour franchir ce passage délicat. La moindre erreur signifierait la perte de la cargaison ou peut-être pire. Des centaines de longues pirogues, aux flancs bariolés, reviennent ensemble, débordant de prises encore frétillantes. Près du quai de pêche, des femmes attendent, assises sur un petit muret, le taxi-brousse qui va les ramener avec leurs vastes paniers en vannerie remplis de poissons. On retrouve beaucoup de grosses sardines et des poissons-trompettes. Si elle se pratique toute l'année, la principale période de pêche, qui concentre un grand nombre de pirogues, dure de décembre à janvier.

Pour essayer d'endiguer la diminution des ressources halieutiques, les responsables de la pêche à Kayar ont interdit l'utilisation de filets dormants qui emprisonnent tous les poissons sans distinction. Depuis, les pêcheurs voient revenir des espèces qui se faisaient rares, comme les daurades rouges ou les mérous.

Au sud du quai de pêche, après les boutiques, vous arriverez au quai de transformation. Là, les femmes salent, puis font sécher au soleil des milliers de poissons posés sur des claies. L'odeur est saisissante. Sur le côté, des sacs remplis de poissons séchés attendent de partir pour le Togo, à des milliers de kilomètres de là.

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